Inde / Népal

Description des pays

NÉPAL

Capitale : Katmandou
Superficie : 147 000 km²
Population : 28,3 millions d'habitants
Peuples et ethnies : Sherpa, Khas, Kirat, Magar, Gurung, Newar, Tharu, Rai, Tamang, Bahun, Chhreti, Tibétains
Langues : népali, dialectes locaux et anglais
Religions : Hindouisme (90%), bouddhisme, bouddhisme tibétain, minorité musulmane
Institutions politiques : république démocratique (avril 2008)

Le Népal est un pays de l’Himalaya qui est enclavé et bordé par la Chine, la région autonome du Tibet et l’Inde. Katmandou, la plus grande ville du pays, en est la capitale politique et religieuse. On retrouve, dans le pays, neuf des plus hauts sommets au monde, soit l’Everest avec 8 848 mètres et l’Annapurna avec 8 091 mètres. De plus, le pays est divisé en cinq régions de développement, en 14 zones administratives et en 75 districts. La langue officielle du pays est le népalais, mais le newari, ancienne langue officielle, est toutefois encore parlé par les habitants de la vallée de Katmandou. La très grande majorité de la population népalaise pratique la religion hindouiste. La scolarité dans les écoles publiques est gratuite, mais la famille doit quand même défrayer des coûts pour l’uniforme, les livres et les fournitures scolaires. Certains enfants des régions montagneuses n’ont parfois pas accès à l’école, puisqu’elle est parfois inexistante. L’enseignement qu’on y dispense est souvent de base.

Le Népal s’ouvre au monde. De plus en plus de visiteurs  le fréquentent. Le Népal fascine les gens de par la beauté de ses paysages et par le mysticisme religieux du bouddhisme et de l’hindouisme.  Son art et son architecture sont particulièrement fascinants.


INDE

L’Inde est le berceau de  plusieurs civilisations parmi les plus anciennes. Il représente un lieu historique  où les grandes routes commerciales ont marqué l’histoire. Quatre grandes religions y ont d’ailleurs vu le jour : l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et le sikhisme.

L’Inde se retrouve actuellement avec un problème d’une grande importance : la baisse du nombre de femmes par rapport au nombre d’hommes, puisqu’il s’y fait une élimination prénatale massive des fœtus féminins par la pratique abusive de l’écographie et de l’avortement sélectif. La cause de ce phénomène serait d’ordre socioculturel. Les filles se marient très tôt, et ce, dès l’enfance comme la majeure partie des mariages sont arrangés par les familles en Inde. Lorsqu’elles se marient, la famille de celles-ci doit payer une dot à celle de son mari,  et elles quittent le foyer familial pour aller chez leur belle-famille. Elles contribuent alors plus à l’économie de la belle- famille que celle de la famille biologique. Dans un contexte de pauvreté, la perte de la contribution de la fille à l’économie familiale et le prix de la dot amènent à voir les filles comme une nuisance. Cette situation oblige plusieurs hommes à vieillir célibataire; elle favorise des pratiques de polyandrie (plusieurs frères partagent la même femme) et de commerce matrimonial parfois criminel, allant jusqu’aux enlèvements de femmes dans les régions montagneuses ou provenant de pays voisins comme le Népal et le Bangladesh.

Aujourd’hui, l’Inde commence à reprendre sa place dans l’économie mondiale étant donné que  la Chine a dépassé le pays depuis un certain temps. En fait, l’objectif actuel du gouvernement indien vise à accélérer le développement économique du pays en réduisant la pauvreté, en développant davantage les infrastructures, et ce, même dans les zones rurales tout en facilitant l’accès à l’éducation et aux soins pour la population. L’Inde est une puissance de par son étendue géographique et son influence dans la région. Elle risque prochainement de devenir une puissance comme la Chine, et ce, au même titre que les États-Unis.

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État de la situation des jeunes en contexte de rue au Népal et en Inde

NÉPAL

Il est aussi important de s’intéresser aux conditions de vie des jeunes une fois qu’ils se retrouvent dans la rue.  Au Népal, les jeunes de la rue se concentrent principalement dans la capitale, Katmandou, et dans d’autres grandes villes du pays. La plupart des enfants de la rue vivent dans des lieux bien spécifiques comme dans des parcs, pour ceux vivant en groupe, et sous les temples, pour ceux n’appartenant pas à des groupes en particulier. Par exemple, dans Bhogal Park, situé au centre de Katmandou, les enfants construisent parfois des abris pour se protéger des intempéries et des regards. Malgré l’importance du groupe pour ces enfants, ils se bagarrent souvent.

Les enfants de Katmandou utilisent plusieurs moyens pour répondre à leurs besoins comme, par exemple, mendier, voler, vendre des objets, se prostituer ou collecter le plastique pour ensuite le revendre. Il n’est donc pas rare de voir les jeunes fouiller dans les ordures à la recherche d’objets en plastique à récupérer. Généralement, au bout de la journée, les jeunes mettront en commun leurs trouvailles afin de récolter un plus grand profit. Les jeunes qui travaillent se retrouvent donc dans une économie informelle et peu stable, ce qui les rend à risque d’exploitation. L’argent qu’ils récoltent pendant la journée n’est pas toujours suffisant pour combler leurs besoins de base.

Pour de plus amples informations sur la situation des jeunes de la rue au Népal, nous vous suggérons les lectures suivantes :


INDE

Comme la population indienne est majoritairement jeune, le pays doit faire face à plusieurs défis en même temps, soit nourrir, loger et scolariser un nombre important d’enfants. 53% des enfants de moins de quatre ans souffraient de malnutrition en 1996. C’est d’ailleurs en Inde une cause importante de mortalité chez les enfants. Les jeunes de la rue sont davantage à risque puisqu’ils vivent dans des contextes très précaires. Il est toutefois difficile de statuer sur le nombre d’enfants qui se retrouvent dans la rue, mais on sait que ceux-ci ne cessent d’être plus nombreux depuis les dernières années. Certains jeunes de la rue en Inde gardent des liens avec leur famille, mais la plupart d’entre eux ont été abandonnés, rejetés, sont orphelins ou ont fui le domicile familial à cause des abus ou de la violence qu’ils y ont subis.

Les jeunes de la rue vivent principalement dans les grandes villes comme New Delhi, Bombay, Jaipur et Calcutta. Il n’est par rare de côtoyer à toutes les heures du jour et de la nuit des enfants dans la rue. Ils vivent fréquemment dans des lieux abandonnés et dans des lieux publics, s’exposant par le fait même à de nombreux risques. Ainsi, ils sont vulnérables au tourisme sexuel, qui est très présent en Inde. Souvent, ils exploitent la rue en groupe en fonction de leurs intérêts et de leur âge. Se regrouper permet de mieux se protéger des adultes et, plus spécifiquement, des policiers.  Ils dorment souvent en groupe ou avec leur mère. D’ailleurs, les chances de survie pour les enfants de moins de 5 ans qui vivent dans la rue sont très minces.

Ces jeunes de la rue se retrouvent habituellement dans des espaces où il leur est possible de gagner un peu d’argent pour survivre, mais aussi un lieu où dormir. Ils peuvent ramasser des déchets dans la rue, mendier, cirer des chaussures, vendre de petits objets, voler  ou se prostituer. Il n’est pas rare de côtoyer des jeunes qui travaillent entre 12 et 14 heures par jour pour gagner quelques pièces de monnaie.  Les jeunes qui travaillent se retrouvent donc dans une économie informelle et peu stable, augmentant le risque d’être victimes de violence ou d’exploitation.

Pour de plus amples informations sur la situation des jeunes de la rue dans ce pays, nous vous suggérons les lectures suivantes :