Guatemala
Description du pays
Capitale : Guatemala Ciudad (1,6 millions d'habitants)
Superficie : 109 000 km²
Population : 12,6 millions d'habitants
Peuples et ethnies : 56% de Métis (Améridiens-Espagnols), 44% d'Améridiens
Langues : Espagnol. 23 langues indiennes dont 21 d'origine maya, garifuna.
Religions : catholique. Aussi diverses sectes évangélistes et pentecôtistes.
Président : Alvaro Colom Caballeros (en mandat depuis janvier 2008)
Le Guatemala est un pays d’Amérique centrale bordé par le Mexique, le Belize, le Honduras et le Salvador ainsi que par l’océan Pacifique et la Mer des Caraïbes. Il fait partie de l’Amérique latine et la langue officielle du pays est l’espagnol. Toutefois, on y parle 23 autres langues comme le quiché, le mam, le cackchiquel et le kekchi. Le nom du pays viendrait de deux mots en langue nahuatl signifiant «le pays de l’oiseau qui mange des serpents» ou «endroit avec beaucoup d’arbres». L’histoire du pays est empreinte de la culture maya, mais aussi de l’influence de la culture des colons espagnols. Le Guatemala faisait autrefois partie du Mexique, dont il se sépara un jour pour former, avec d’autres régions, les Provinces unies d’Amérique centrale. Pendant près d’un siècle, plusieurs dictateurs s’y succédèrent et favorisèrent l’immigration européenne ainsi que les intérêts nord-américains.
Auparavant, le Guatemala était le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, mais tout cela changea quand la United Fruit Company prit possession de ses terres et de son économie en s’installant dans le pays en 1901. Cependant, l’histoire du Guatemala est surtout empreinte d’une guerre civile dévastatrice qui dura 36 ans, pendant laquelle la guérilla s’opposa au gouvernement central jusqu’en 1996. Cette guerre se termina par la signature d’un accord de paix. La présidence de Rios Montt a d’ailleurs été la période la plus sanglante de cette guerre, qui a eu comme conséquence plus de 200 000 morts, dont la majorité était d’origine maya. Suite à cette guerre, la situation des droits humains s’est grandement améliorée et des étapes ont été franchies afin de réduire l’influence de l’armée dans les affaires nationales. En 2001, le gouvernement a tenté une réconciliation nationale en essayant de trouver des solutions concrètes aux problèmes de criminalité et de corruption publique présents dans le pays.
Le Guatemala est une république présidentielle qui est divisée en 22 départements. Son climat est tropical, mais plus tempéré en altitude puisque c’est montagneux. La capitale porte le même nom que le pays et c’est la troisième capitale de son histoire, après Santiago de Los Caballeros et Antigua. Elle représente la capitale économique, gouvernementale et culturelle de la République, mais elle est aussi la plus grande métropole d’Amérique centrale. En 1981, elle devenait d’ailleurs la capitale des Provinces unies d’Amérique centrale. Plus de la moitié des Guatémaltèques sont de descendance maya. Même si l’urbanisation s’intensifie dans les grandes villes du pays, la majorité des habitants vit encore dans les zones rurales. Dans le pays, on pratique majoritairement le catholicisme, mais on y ajoute de nombreux éléments des traditions locales pour former ce que l’on appelle maintenant le syncrétisme maya. Le taux de fécondité en 2005 était de 4,53 enfants par femme et au cours de cette même année, l’espérance de vie des hommes était de 67,4 ans alors que celle des femmes était de 70,8 ans. Le Guatemala est un pays très jeune, car les 0-14 ans représentent près de 40% de la population totale. Le taux d’alphabétisation est de 70,6%, avec un taux plus élevé chez les hommes. Le taux d’accès à l’eau potable pour la population guatémaltèque est de 92% et le taux de chômage est de 7,5%.
La présence de nombreux volcans au Guatemala fait en sorte que la terre est très fertile; conséquemment, la ressource principale du pays est l’agriculture. Elle représente en fait le quart du produit intérieur brut (PIB) du pays et le deux tiers des exportations. Le café, le sucre et les bananes sont les principaux produits exportés par le Guatemala. De nombreuses ressources naturelles sont aussi présentes dans le pays telles que le nickel, le cuivre, le zinc, l’antimoine, le plomb et le tungstène. Il existe aussi quelques gisements de pétrole et la forêt est également une ressource importante, où le bois qu’on y retrouve est utilisé sur place ou est exporté. Malheureusement, le pays est souvent dévasté par des catastrophes naturelles comme des ouragans, des séismes ou des éruptions volcaniques. On note d’ailleurs un ralentissement de la croissance du PIB et le chômage est particulièrement élevé. Au détriment du bien-être de la population guatémaltèque, le gouvernement a cherché à revenir à de meilleurs indicateurs macroéconomiques en coupant dans les budgets alloués à l’éducation, à la santé et au logement, augmentant ainsi la sous-scolarisation, la malnutrition et la multiplication des bidonvilles. La proportion d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté s’élève maintenant à 55% de la population totale du pays. On constate aussi que les femmes et les enfants sont les personnes les plus à risque de vivre dans des conditions de pauvreté, d’exclusion et de discrimination.
L’état de la situation des jeunes en contexte de rue au Guatemala
On estime que près d'un million de jeunes travaillent au Guatemala. Il est toutefois difficile de statuer sur le nombre d'enfants qui se retrouvent dans la rue, mais on constate que ce sont des jeunes âgés entre 7 et 18 ans et que la proportion des moins de 12 ans ne cesse d'augmenter depuis les dernières années.
Les pressions économiques et le chômage, très présents dans le pays, ont des conséquences sur les familles qui se traduisent par davantage de violence et d’exploitation des enfants. Ces derniers risquent de se retrouver dans la rue pour ramener un peu d’argent, soulageant ainsi le poids de la charge économique de la famille. Cette pression se fait aussi sentir dans la rue, où la compétition est présente parmi les enfants et les adultes, qui cherchent tous à vendre quelque chose pour subvenir à leurs besoins. Si ces enfants ne participent pas au revenu familial, ils s’exposent à de plus grands risques de violence de la part des parents. Lorsqu’ils se retrouvent dans la rue, leurs besoins sont donc économiques et éducatifs.
Il est possible de tirer de grandes conclusions de l’état de la situation des jeunes de la rue au Guatemala. De nombreux jeunes qui se retrouvent dans la rue sont orphelins de la guerre civile qui a sévit dans le pays, alors que d’autres ont été abusés ou rejetés par leurs familles qui ne pouvaient subvenir à leurs besoins vu leur situation de pauvreté. Ils sont donc fréquemment traumatisés par la société dans laquelle ils vivent, à cause de leur passé. Souvent, plusieurs de leurs droits ont été violés ou le seront une fois rendu dans la rue. On répertorie un grand nombre d’assassinats de jeunes de moins de 21 ans. Les enfants de la rue étant habituellement anonymes, leurs morts ne sont généralement pas rapportées aux autorités : on suggère qu’elles soient étouffées pour ne pas nuire aux relations économiques du pays. Les enfants qui se retrouvent dans la rue sont en fait considérés comme un fardeau pour la société et c’est pour cette raison qu’on préfère les oublier et les traiter comme des « déchets humains ». Majoritairement, ce sont les garçons qui se retrouvent dans la rue, mais il est possible de constater aussi la présence de filles. Certains jeunes s’adonnent à la prostitution, mais pour la plupart, ils tendent la main aux passants pour demander quelques pièces de monnaie ou ils vendent des objets afin de pouvoir se loger, se nourrir et consommer de la drogue.
Il est aussi intéressant d’observer les conditions de vie des jeunes, une fois qu’ils se retrouvent dans la rue. Ils se concentrent principalement dans la capitale, à Guatemala Ciudad. Ils se retrouvent habituellement dans des espaces où il leur est possible de gagner un peu d’argent pour survivre, mais aussi un lieu où dormir. Ils vivent fréquemment dans des lieux abandonnés ou dans des lieux publics, où ils courent le risque de se faire battre ou se faire voler. Les jeunes se retrouvent dans la rue pour l’exploiter en groupe, selon leurs intérêts et leur âge. Cette occupation entraîne parfois des relations tendues avec les forces de l’ordre. Les jeunes dans la rue s’exposent donc à de nombreux risques tels que se faire maltraiter par les passants ou par les autorités, ou bien se faire extorquer par la police. Ils sont souvent détenus par celle-ci pour un motif de vagabondage ou pour possession de drogue. En groupe, les jeunes se protègent principalement des adultes et plus spécifiquement, des policiers. Le vol, la drogue et la délinquance sont pour eux des moyens de survivre.
Pour de plus amples informations sur la situation des jeunes de la rue au Guatemala, nous vous suggérons les lectures suivantes à titre de références :
- Les enfants de la rue en Amérique Centrale… [En ligne] http://journaldelarue.wordpress. com/2006/11/02/les-enfants-de-la-rue-en-amerique-centrale / (Page consultée le 06/03/08).
- Le Guatemala : une situation économique et sociale difficile. Les enfants de la rue : une tragédie sociale et familiale. Survivre dans la rue. État de la législation. [En ligne] http://alexandre.tiphagne.free.fr/enftrag.html (Page consultée le 08/03/08).
- Enfants des rues : abandonnés, ils subissent le pire ! Droits de l’homme autour du monde avec le navigateur Thierry Dubois. REPER. [En ligne] http://www.nwt.fr/amnesty-loire-ocean/tduboisai/images/dossiers/enfantsdesrues.pdf (Page consultée le 09/03/08).
- Wikipédia sous la rubrique « Guatemala »
Témoignage d'une participante d'un stage au Guatemala:
Le Guatemala au rythme du cœur
Ici,
je construis sans m’en rendre compte.
Là-bas, j’ai bâti sans le
compte des secondes.
Ici,
les murs font partie de ma normalité.
Là-bas,
les briques faisaient état de leur simplicité.
Ici,
je cours à la synchronicité des aiguilles.
Là-bas,
j’ai marché au hasard des sourires.
Ici,
les adultes guident mes pas avec sagesse.
Là-bas,
les enfants ont touché mon âme avec tendresse.
Ici,
je cherche le rythme du bonheur.
Là-bas,
j’ai découvert le rythme de mon cœur.
Ici
ou là-bas, là-bas ou ici,
J’écouterai
la vie avec mon cœur.
Je
créerai le changement avec ferveur.
- Arielle Moffett
1er
mai 2007



