Chili / Argentine

Description des pays

Chili

Capitale : Santiago de Chile (plus de 5 millions d’habitants)
Superficie : 756 950 km2
Population : 16,6 millions d’habitants (en 2007)
Peuples et ethnies : 2/3 Métis, 1/4 Européens et 5% Autochtones (quasi totalité mapuche).
Langues: espagnol (aussi mapudungun, aymara et autres langues autochtones).
Religion : catholique à 70%, protestant évangélique à 15%, athée à 10%, Témoin de Jéhovah à 1%, mormon à 1% et juive à 0.13%.
Institution politique : Démocratie présidentielle
Présidente : Michelle Bachelet depuis le 11 mars 2006 (mandat 2006-2010)

La République du Chili est un pays situé dans la partie méridionale de l’Amérique du Sud. Il partage ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie au nord-est et l’Argentine à l’est. Situé dans la ceinture de Feu du Pacifique, le territoire chilien ne compte pas moins de 2085 volcans dont 55 en activité.

Du désert aride de l’Atacama aux fjords de Patagonie, des pics enneigés des Andes aux vagues déferlantes du Pacifique, le Chili déploie, sur une longueur de 4 300 km, une géographie aussi spectaculaire que variée. 
Très diverses, la faune et la flore chiliennes sont protégées par un important réseau de parc naturels, l’un des attraits touristiques majeurs du pays. Cependant, en dehors des zones préservées, la déforestation dénude le paysage dans des proportions alarmantes.
 
Comme plusieurs pays latino-américains, le Chili a connu durant son histoire différentes guerres intérieures, mais aussi des guerres de territoire avec les pays voisins. Le pays a également été très ébranlé politiquement. En 1973, le Chili entrait dans une sombre période avec le coup d’État militaire qui porta au pouvoir le général Pinochet. Sous la dictature, qui dura 17 ans, on estime à plus de 2000 le nombre de personnes qui ont été tuées et à près de 30 000 personnes celles qui ont été torturées, sans compter des milliers de personnes disparues. Tranquillement, la culture chilienne, rescapée de la violence et de la répression subies dans son histoire récente, fleurit à nouveau, portée par un peuple volontaire et chaleureux.

Depuis le début des années 1990, l’économie est en forte croissance. Le Chili est considéré aujourd’hui comme le pays d'Amérique latine le plus stable économiquement. Cette apparence prospérité dissimule toutefois d’importants déséquilibres socio-économiques. Près de 20% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

Argentine

Capitale : Buenos Aires (13 millions d’habitants)
Superficie : 2 766 890 km2
Population : 40 millions d’habitants (en 2007)
Peuples et ethnies : 85% d’origine européenne, 8% de mestizos et 0.5% d’autochtones.
Langues: espagnol, auquel s’ajoutent plus de 17 langues autochtones.
Religion : catholique à 92%, musulmane et athée à 4%, juive à 2% et protestante à 2%.
Institution politique : République fédérale, démocratie présidentielle
Présidente : Cristina Fernandez de Kirchner (depuis le 10 décembre 2007)

Ce vaste pays est bordé à l’ouest par le Chili, au nord et à l’est par l’Uruguay, le Paraguay, le Brésil et la Bolivie. 
Jusqu’à l’arrivée des Espagnols, l’Argentine précolombienne était peuplée de communautés indiennes sédentaires comme les Diaguita et de chasseurs nomades. Après trois siècles de domination espagnole, l’Argentine signe sa déclaration d’indépendance le 9 juillet 1816.
Comme plusieurs pays latino-américains, l’Argentine a connu, durant son histoire, différentes guerres intérieures, mais aussi des guerres de territoire avec les pays voisins. Le pays a connu aussi différentes époques politiques dont certaines dictatures militaires très répressives.
Le pays est divisé en 23 provinces auxquelles s’ajoute la capitale fédérale, Buenos Aires. L’Argentine dispose de nombreuses richesses naturelles. Ses principales activités sont l’industrie alimentaire et l’agro-industrie.

En 2001, l’Argentine s’est retrouvée très endettée, au bord de la faillite financière La crise fut provoquée par une fuite massive de capitaux. Le peso argentin a alors dévalué de plus de 100%, le chômage a explosé et la population s’est beaucoup appauvrie. L’Argentine a continué de s’enfoncer dans la récession économique. À partir de 2005, la situation s’est quelque peu rétablie et le pays a retrouvé un niveau d’activité économique comparable à celui qu’il avait en 1998. Même si son taux fluctue, la dévaluation de la monnaie en 2002 a rendu l’Argentine plus attrayante pour les voyageurs.

Selon l’ONU, l’Argentine est le pays le plus développé du continent sud-américain et se rapproche des standards de niveau de vie européens. Cependant, cette apparente prospérité dissimule d’importants déséquilibres socio-économiques. Actuellement, de 20 à 30% des Argentins vivent sous le seuil de pauvreté. Le taux de chômage, quant à lui, se situe autour de 8%. Lors du dernier recensement, le taux de mortalité infantile était encore de 15%. Au fil des années, il a été possible de constater un exode rural des Argentins, ce qui fait qu’aujourd’hui, plus de 50% de la population argentine se trouve dans les grands centres urbains.


Le poids de son héritage européen rend l’Argentine moins dépaysante que la Bolivie ou le Pérou voisins, mais plusieurs de ses traditions sont encore vivantes dans plusieurs régions du pays.
 

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L'état de la situation des jeunes en contexte de rue au Chili et en Argentine

Chili

Au Chili, même si l’impact des jeunes de la rue a commencé à être plus important à partir des années 1980, ses antécédents se retrouvent dans les différents processus de modernisation vécus au pays, directement en lien avec la croissance des villes, la concentration des opportunités d’emploi et la marginalité sociale. C'est toutefois dans les années 1960 qu’émerge pour la première fois, chez le peuple chilien, la réflexion et la préoccupation pour les enfants de la rue.

Il faut toutefois attendre jusqu’en décembre 2005 pour que soient divulgués les résultats du premier recensement national des personnes vivant en contexte de rue au Chili. Les résultats, publiés par le SENAME, estiment qu’il existe un total de 6 883 enfants et adolescents vulnérables âgés entre 8 et 18 ans se trouvant dans un contexte de rue au Chili, principalement répartis dans les grandes agglomérations urbaines. De ce nombre, 1039 d’entre eux vivent dans la rue et résistent à toute forme d’aide par manque de confiance envers les institutions. Près de la moitié (42%) de ces jeunes vivent dans la rue depuis 1 à 5 ans. Évidemment, plusieurs facteurs les ont menés à la rue, mais celui qui ressort le plus est le contexte familial difficile (violence, maltraitance, alcoolisme/drogue, pauvreté). Dans la rue au Chili, la moyenne d’âge est de 14 ans. En termes de pourcentage, on  retrouve 73% de garçons comparativement à 27% de filles, mais depuis les dernières années, le nombre de filles dans la rue va en augmentant, ce qui oblige à redéfinir les relations entre les sexes. 

Les jeunes de la rue du Chili se concentrent principalement à Santiago, dans la capitale, mais aussi dans la VIIIe et Ve régions. Ils se retrouvent habituellement dans des espaces où il leur est possible de gagner un peu d’argent pour survivre, mais aussi un lieu où dormir. Ils vivent fréquemment dans des lieux abandonnés ou dans des lieux publics, où ils courent le risque de se faire battre ou se faire voler. Les jeunes se retrouvent dans la rue pour l’exploiter en groupe, selon leurs intérêts et leur âge. Le vol, la drogue et la délinquance sont pour eux des moyens de survivre.

La majorité des jeunes qui se retrouvent dans la rue sont des toxicomanes et les principales drogues consommées sont des solvants, de la colle, de la marijuana ainsi que des stimulants. On estime que 90% d’entre eux sont dépendants d’inhalants comme de la colle à chaussures et de la peinture. La consommation de drogues favorise la recherche de plaisir et l’oubli de leurs conditions de vie difficiles. Il est aussi important de souligner qu’ils sont fréquemment victimes du tourisme sexuel, des trafiquants d’organes, des policiers et autres autorités qui ne se gênent pas pour tirer sur eux.      

Pour de plus amples informations sur la situation des jeunes de la rue au Chili, nous vous suggérons les lectures suivantes à titre de références :


Niños y niñas de la calle  [En ligne]  http://www.sename.cl/wsename/otros/doc_sename/NinosNinas_calle.pdf  (Page consultée le 19/10/08).

Adolescentes en situación de calle: Construcción de identidad en situación de extrema vulnerabilidad. [En ligne] http://www.cybertesis.cl/tesis/uchile/2005/ossa_l/sources/ossa_l.pdf  (Page consultée le 19/10/08).

Enfants des rues : abandonnés, ils subissent le pire ! Droits de l’homme autour du monde avec le navigateur Thierry Dubois. REPER. [En ligne]  http://www.nwt.fr/amnesty-loire-ocean/tduboisai/images/dossiers/enfantsdesrues.pdf  (Page consultée le 09/03/08).

Argentine

En Argentine, la lourde crise économique de 2001 a beaucoup aggravée la situation financière du pays, en créant des situations d’extrême pauvreté. Le travail des enfants a d’ailleurs augmenté de 600% entre 1999 et 2006, conséquence à la crise. Heureusement, beaucoup de mouvements de résistance populaire (mouvement « piquetero », prises en charge d’usines, etc.) ont aussi surgit un peu partout pour tenter de contrecarrer cette situation désastreuse. On  estime qu’il y a actuellement plus de 3000 enfants qui vivent dans la rue à Buenos Aires. Plus de 80% d’entre eux sont originaires de l’extérieur de la ville. Ce sont bien sûr les garçons qui sont en majorité dans la rue. Cependant, le pourcentage de filles augmente rapidement: en 2001, on en comptait 18% alors qu’en 2003, on était rendu à 30% de filles. Plus de 90% des jeunes de la rue consomment des drogues illégales et du « paco », le dérivé le plus toxique de la cocaïne.

En Argentine, 22% des jeunes entre 6 et 14 ans travaillent, ce qui représente près de 2 millions de personnes. 75% d’entre eux ont entre 6 et 12 ans et la grande majorité (70%) se dédie à récupérer des déchets, alors que d’autres lavent des voitures ou vendent ce qu’ils peuvent. 1 jeune sur 4 travaille dans les moyens de transport et sur la voie publique, courant ainsi un très grand risque. En Argentine, les jeunes de la rue se concentrent principalement à Buenos Aires, la capitale. Ils se retrouvent habituellement dans des espaces où il leur est possible de gagner un peu d’argent pour survivre, mais aussi un lieu où dormir. En groupe, les jeunes se protègent principalement des adultes et plus spécifiquement, des policiers. Le vol, la drogue et la délinquance sont pour eux des moyens de survivre.

Pour de plus amples informations sur la situation des jeunes de la rue en Argentine, nous vous suggérons les lectures suivantes à titre de références :

Los niños de la calle y el futuro de Argentina [En ligne]  http://www.agencianova.com/nota.aspn=2005_6_8&id=24761&id_tiponota=3         (Page consultée le 20/10/08).

Los niños de la calle, Blogue de Sabina Segovia  [En ligne]  http://sabinasegovia.blogspot.com/2008/05/los-nios-de-la-calle.html  (Page consultée le 20/10/08).

Situacion social Argentina [En ligne] http://www.feliceslosninos.org/es/nosotros/situacion.html    (Page consultée le 20/10/08).

Dos millones de niños trabajadores en Argentina [En ligne] http://www.eldiariointernacional.com/spip.php?article546 (Page consultée le 20/10/08).

Enfants des rues : abandonnés, ils subissent le pire ! Droits de l’homme autour du monde avec le navigateur Thierry Dubois. REPER. [En ligne] http://www.nwt.fr/amnesty-loire-ocean/tduboisai/images/dossiers/enfantsdesrues.pdf  (Page consultée le 09/03/08).