Projets à l'étranger

Depuis sa création en 2004, Tous les Enfants de l'Autre Monde (T.E.A.M.) a participé avec ses partenaires terrain à l'élaboration et à la réalisation de plusieurs projets de développement durable dans différents pays du monde. Afin que ceux-ci soient couronnés de succès, T.E.A.M. part toujours de la prémisse suivante avant de s'impliquer dans tout nouveau projet: s'assurer que le projet est développé par et pour les gens, en fonction de leurs besoins, qu'il permet d'améliorer de façon significative leur qualité de vie à moyen terme et que l'organisme et/ou les bénéficiaires sont aptes à pouvoir en assurer la maintenance ou le suivi nécessaire afin qu'il perdure.

Au sein de T.E.A.M., les projets développés se déclinent en plusieurs volets: construction ou rénovation d'infrastructures, formation et perfectionnement, mise en place de projets générateurs de revenus, animation et intervention sociale, sensibilisation et prévention, éducation et alphabétisation. T.E.A.M. s'implique aussi activement dans deux autres créneaux complémentaires: recherche et développement sur les droits des enfants et jeunes en situation difficile ainsi qu'aide en situation d'urgence.

Voici un aperçu de l'ensemble des projets auxquels T.E.A.M. a contribué :

 

Projets

Pour plus de détails sur certains de nos projets : 

 

-

Projet "Rues sans frontières" au Pérou

Au Pérou, le problème des enfants de la rue a commencé dans les années 1970. À cette époque, on surnommait les enfants de la rue «oiseaux fruitiers». On les retrouvait aux abords de la Place San Martin et ses environs (Cercado de Lima, La Parada, La Victoria). Il s’agissait de groupes composés majoritairement de garçons. Dans les années 1980, suite à la mort de Petiso, un enfant de la rue de 10 ans, les ONG, puis, par la suite le gouvernement péruvien, se mettent à intervenir. L’intervention auprès de cette population se caractérise par le fait d’aborder et de soustraire les jeunes de la rue pour les placer dans des foyers d’accueil. Dans les années 1990, des cas de femmes dans la rue apparaissent, dans une proportion de 5 hommes pour 1 femme. L’augmentation de la population laissée à elle-même s’accroît entre autres à cause de la pauvreté, de la guerre civile, qui a duré une vingtaine d’années, et de la croissance de la population vivant dans des conditions de vie difficiles. Aujourd’hui, nous en sommes à la troisième génération d’enfants de la rue, surnommés péjorativement les «piranhas », dus à la façon qu’ils ont de se regrouper pour attaquer et se protéger. Selon les statistiques recueillies par le Inabif (Programme Intégral National pour le Bien-Être Familial, mis en oeuvre par le gouvernement du Pérou), en 1998, on a recensé 350 enfants et adolescents (garçons et filles) en contexte de rue dans quelques quartiers de Lima. En 2004, INPPARES (Institut Péruvien de Parentalité Responsable) cible la présence d’environ 300 à 500 enfants et adolescents (garçons et filles) dans des quartiers spécifiques de Lima. Ces jeunes, qui vivent dans la rue, présentent des comportements à risque.

Historique du projet :

En 1998, le projet « Les amis de la rue » a été mis sur pied, grâce à la coopération canadienne et en collaboration avec l’ONG péruvienne INPPARES. Sylvain Fillion a été le fondateur et le coordonnateur de ce programme de sensibilisation à la situation des enfants et des jeunes qui vivent en contexte de rue dans le centre-ville de Lima. Le lieu d’intervention choisi pour rencontrer et répondre aux besoins de ces jeunes s’arrêta sur le quartier La Victoria, qui comprend les rues Grau, Abancay et Wilson, les parcs Manco Capac, La Reserva, Universitario ainsi que les terrains vagues et bâtiments désaffectés qui servent de refuge aux jeunes de la rue. En 1998, on a créé la première cohorte de volontaires-terrain, composée par Pilar Urbina, Carlos Delgado, et Marie-Claude Lorensigny, qui ont su répondre aux besoins de ces jeunes. À partir de 1999, le projet a commencé à recevoir un appui financier de la part de l’organisme hollandais Terre des Hommes, ce qui a permis d’augmenter les effectifs de l’équipe terrain, de former des leaders parmi les jeunes de la rue et de favoriser leur réinsertion dans la société. Jusqu’à maintenant, le projet a rendu possible la réinsertion de 15 jeunes et l’amélioration de la qualité de vie d’une dizaine d’enfants et d’adolescents. Jusqu’à maintenant, plusieurs activités ont été réalisées avec ces jeunes et des alternatives à la rue ont été développées. Il n’y a désormais plus de financement en provenance de Hollande, par contre, en mars 2008, Tous les Enfants de l’Autre Monde, une ONG canadienne créée par Sylvain Fillion, s’est proposée pour continuer le travail auprès de ces jeunes. Depuis la fin mars 2008, une équipe coordonnée par Pilar Urbina a été formée. Cette équipe comporte trois intervenants de rue : Roberto, Tuany et Patty, qui ont déjà vécu et travaillé dans la rue auparavant et Mario.

Mission :

Promouvoir la réinsertion sociale des enfants et des adolescents de la rue par le biais de l’amélioration de leur qualité de vie.

Objectifs :

  • Répondre aux besoins de la population de la rue qui vit dans le secteur La Victoria à Lima en utilisant une approche de travail de rue.
  • Satisfaire les besoins de base des enfants et des adolescents de la rue (garçons et filles) tels que : Santé : accompagner les jeunes dans des cliniques médicales traditionnelles, des hôpitaux ou des cliniques ambulantes qui sont partenaires des institutions déjà mentionnées. Récréation / Loisir : Faire des promenades, organiser des tournois de soccer et de volleyball en collaboration avec le Réseau d’Éducateurs de la Rue (REDENAC). Logement : Retracer et contacter les familles des jeunes et leur trouver des foyers d’accueil transitoires et/ou permanents, grâce à notre répertoire de familles d’accueil. Éducation : Promouvoir le retour aux études des jeunes et réaliser des ateliers éducatifs de différents niveaux.
  • Permettre aux jeunes de la rue de développer des compétences professionnelles par des alternatives d’emploi adaptées à leur réalité (ateliers de cirque, de musique, éducatifs, etc.).

Actions :

  • Intervention de l’équipe de travailleurs de rue permanente.
  • Élaboration de contacts familiaux et institutionnels permanents.
  • Mise au registre mensuelle du travail de rue effectué (accompagnement personnel et médical, ateliers, renforcement des thématiques abordées).
  • Présence du projet au sein de la REDENAC (réseau de concertation d’ONG qui interviennent avec la population de la rue de Lima) et du Réseau international de travail de rue (Dynamo International).
  • Formation de nouveaux intervenants en travail de rue, qui sont eux-mêmes d’anciens jeunes de la rue.
  • Développement d’alternatives à la rue par le biais de l’art, d’activités qui correspondent à la réalité de cette population, etc.

Le travail du projet "Calles sin Fronteras" Pérou a permis, en cette première année de travail, d’être une référence en travail de rue. L’organisme intervient avec plus de 130 enfants, jeunes et familles vivant dans la rue. Cinq institutions et leurs volontaires nous ont approchés pour que nous puissions leu renseigné notre approche dans la rue avec les enfants et adolescents dans un contexte de rue. Dans la campagne avec la RENIEC, l’ambassade de Pologne et la REDENAC (T.E.A.M. en fait la coordination), nous avons remis 500 documents d’identité nationale à des jeunes de la rue et à risque social, ce qui leur permet de jouir d’une identité et de faire valoir leurs droits.

Nous sommes intervenus dans un espace oublié, mais très important pour chaque être humain: la santé. Nous avons fait en sorte que les enfants de la rue se préoccupent de leur santé, puisque dans chaque intervention et discussion de sensibilisation, nous mettons l’emphase sur l’entretien du corps et l’augmentation de l’estime de soi. Ils nous ont fait part de leurs symptômes et nous ont demandé de les diriger vers un médecin. Nous avons trois groupes de jeunes qui travaillent comme musiciens dans les autobus. Une partie du projet est d’appuyer leur processus d’indépendance parce que plusieurs d’entre eux sont prêts à commencer une nouvelle vie, mais notre expérience nous dit que leurs parents ne le sont pas ce qui fait en sorte que les jeunes retournent à la rue. Conjointement avec la municipalité de Lima, nous avons deux jeunes qui travaillent comme jardiniers recevant un salaire qui leur permet de payer leurs études, d’aider leur famille et de couvrir leurs nécessités de base.

Nos volontaires appuient le travail de rue et font en sorte que notre institution soit un support pour les autres qui travaillent avec cette population étant donné qu’ils développent des ateliers dans des lieux d’accueil qui permettront aux jeunes d’avoir des outils pour le futur. À la différence de plusieurs, nous ne voyons pas ces jeunes comme des statistiques qui nous préoccupent. Ces jeunes sont des personnes avec des besoins et peut-être que le secret du travail de T.E.A.M. est le coeur que chacun met dans sont travail avec ces jeunes. Nous nous mettons à leur place pour les comprendre, parce que ce n’est pas un travail facile, nous sommes conscients que nous travaillons avec des enfants et adolescents qui ont des problèmes (drogues, estime de soi, exclusion, etc.) Pour le futur, nous voulons renforcer l’aire récréative avec des passages, des championnats et des ateliers; poursuivre le service de santé avec plus de jeunes; faire plus de campagnes de DNI et avoir plus de budget pour faire un suivi et des accompagnements. Comme coordonnatrice, je suis satisfaite avec le travail fait jusqu’à maintenant, mais je suis consciente qu’il nous reste un long chemin à parcourir en compagnie de ces jeunes. La force et le désir de réussir sont si forts que je suis certaine que nous y arriverons. Merci à tous ceux qui nous permettent de continuer dans ce chemin spécial. 

Texte de Pilar Urbina (coordonnatrice du projet au Pérou) et son équipe de promoteurs de rue: Roberto, Patty, Mario et Tuany.

 
Projet Rue Sans Frontiere

 

-

Projet "Clinique de santé Satélite" au Guatemala

La Clinique de santé Satélite est le premier projet de développement dans lequel l’organisme Tous les Enfants de l’Autre Monde s’est investi. Situé dans un quartier défavorisé de la ville de Guatemala Ciudad, capitale du Guatemala, il offrira des soins pour les yeux, les oreilles et les dents, du support psychologique et une clinique de vaccination. Il souhaite ainsi inverser les proportions en axant sur la santé préventive plutôt que curative. Ce projet, qui est basé sur le terrain d’une école primaire où plus de 1200 enfants et jeunes sont inscrits, permettra d’offrir des soins de santé à des centaines de familles du quartier "Satélite" ainsi que de répondre aux nombreux besoins des enfants et ce, à des coûts adaptés à la réalité de la population.

Le projet est une initiative du docteur Otto René De Leon Diaz. Ce projet a été initié suite à une visite du docteur au Québec où il a été particulièrement touché par l’aménagement des CLSC. Le projet a débuté concrètement à la suite d’une première visite de l’école secondaire de Lachenaie (Polyvalente des Rives jusqu’en 2005) et qui fut poursuivi depuis 2005 par T.E.A.M. Le Carrefour Jeunesse Emploi de Joliette s’est également joint à nous dès 2006 pour la réalisation de ce projet et pour l’avancement des travaux.

Plusieurs groupes de T.E.A.M. ont permis l’édification des murs, la conception de la tuyauterie, la construction des planchers, poutres, divisions et la finition de différentes parties du centre de santé. Les constructeurs et responsables sur le site, Otto et Miguel, guident les jeunes et adultes lors des visites de ceux-ci dans l’aménagement de la bâtisse. Ce sont donc 47 adultes et jeunes qui, par l’entremise de plusieurs stages, auront permis le financement et la construction du projet du centre de santé.

Le site est aussi particulier du fait qu’il se trouve à quelques pieds de l’école élémentaire Satélite, ce qui permet de beaux échanges avec les jeunes et adultes lors des récréations et lors du dîner. Plusieurs jeunes aident aussi à certains travaux en compagnie de nos groupes lors de leurs temps libre. Plusieurs dons ont été acheminés, entre autres pour les soins dentaires, les médicaments, pansements, matériel éducatif, sportif et scolaire, etc. Une peinture murale réalisée par un de nos groupes est d’ailleurs visible à l’entrée de l’école et représente le partage et la solidarité entre nos deux peuples, symbolisant de façon globale qu’ensemble, tout est possible. 

 

Projet Clinique Sante Satelite
 
   

- 

Projet "Clinique de santé Churute" en Équateur

Dès le début de l’année 2008, T.E.A.M. s’est impliqué dans la construction d’un centre de santé en Équateur, plus particulièrement à Churute, un petit village très pauvre à quelques kilomètres de la grande ville de Guayaquil. La communauté de Churute, éloignée de tout et sans moyens, n’avait pas accès auparavant à des soins et à un service de consultations. Grâce à un partenaire québécois sur le terrain, ce projet s’est réalisé rapidement. Dès février, un groupe de stagiaires de T.E.A.M. démarrait la construction, aidé des membres de la communauté. Puis, un autre groupe. De l’aide arrivait également de groupes scolaires organisés par notre partenaire sur le terrain, si bien que le centre s’est construit très rapidement. Notre groupe de stagiaires de l’été, qui comptait quelques infirmières, a même pu, avec les dons recueillis, acheter 250 vaccins antiparasitaires pour en faire bénéficier les enfants de la communauté. Aujourd’hui, le centre est terminé d’être construit, seulement quelques tuiles de céramique manquent encore. Des volontaires dans le domaine de la santé; médecins, infirmières, etc. y sont désormais invités pour donner un coup de main aux deux médecins équatoriens affectés au bâtiment deux jours par semaine. T.E.A.M. est heureux de cette contribution à l’amélioration des conditions de vie et de santé des enfants, des jeunes et de la population de Churute et souhaite longue vie au centre de santé, tout en remerciant les nombreux stagiaires et bénévoles qui y ont participé.

 

Clinique Churute
 
 
- 

Projet "École Frère Dumay" en Haïti

École Frère DumayAvant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, T.E.A.M. avait prévu débuter des actions en Haïti. Au même moment où le séisme se produisait en Haïti, le conseil d’administration adoptait une résolution à cet effet, sans savoir que la réalité allait maintenant être différente. Des missions avaient été prévues, mais suite au tremblement de terre, celles de février et mars 2010 ont dû être annulées en raison de l’annulation des vols à destination de Port-au-Prince. Une équipe de T.E.A.M. a finalement pu s’y rendre en juillet 2010.
De cette nouvelle réalité est né un partenariat entre T.E.A.M. et un partenaire Haïtien, qui s’est malheureusement terminé en décembre de cette même année. Une bonne partie de l’année 2011 a été consacrée à la recherche d’un nouveau partenaire avec lequel poursuivre nos actions. Depuis septembre 2011, « Tous Les Enfants de l’Autre Monde » travaille maintenant en collaboration avec l’École Frère Dumay, à Croix-des-Bouquets. Voici les orientations du projet. 

Projet Frere Dumay Haiti 2012

 

BUT DU PROJET

Soutenue par des professionnels en éducation et en arts (Émile Dumay et Marie Wonglère J. Sully), l’École Frère Dumay a pour but d´accompagner les enfants et jeunes de Croix-des-Bouquets (district de Jumecourt) dans des activités éducatives et de scolarisation, tout en offrant un repas à plus de 300 enfants et jeunes. Le but de ce projet de scolarisation est d´améliorer les conditions de vie des enfants et jeunes et de favoriser leur développement physique, cognitif, éducatif, social et culturel. Il s’appuie sur les énoncés suivants de l’Unicef en lien avec les jeunes d’Haïti :

  • Seulement un peu plus de la moitié des enfants en âge d'aller à l'école primaire sont inscrits et moins de deux pour cent des enfants achèvent le cycle du secondaire.
  • De l'ordre de 60 pour cent de la population, essentiellement dans les zones rurales, n'ont pas accès aux soins de santé de base.
  • Haïti connaît les taux les plus élevés de l'hémisphère occidental pour la mortalité infantile, pour celle des enfants de moins de cinq ans et pour la mortalité maternelle. La diarrhée, les infections respiratoires, le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA sont les principales causes de décès.

ORIGINES DU PROJET

Des interventions et des activités se déroulaient déjà à Croix-des-Bouquets de façon informelle bien avant le tremblement de terre, mais le projet de l’école Frère Dumay existe officiellement depuis octobre 2010. Cette école est inscrite dans un environnement où il y a beaucoup de besoins et surtout, l’absence d’institution scolaire. La communauté était en attente d’un projet comme celui-ci depuis plusieurs années. Émile et Marie, les fondateurs du projet, avaient acquis ce terrain dans le but d’y construire leur future maison. À présent, l’objectif est de faire de ce terrain une école reconnue par l’État et de développer un programme scolaire adéquat pour permettre aux enfants d’acquérir les bases nécessaires à une bonne éducation et par le fait même, de devenir des modèles pour les enfants et les jeunes Haïtiens.

Émile et Marie ont donc décidé de leur propre initiative, mais aussi avec leurs propres fonds, d’utiliser le terrain déjà acquis pour y jeter les fondations d’une future école. De ce fait, plusieurs infrastructures de base et temporaires ont été déployées pour soutenir les murs et le toit, telles que des poutres et des toiles. Depuis déjà près d’une année et demie, l’école est en fonction et répond aux besoins d’innombrables enfants et jeunes.

OBJECTIFS, MISSION ET STRATÉGIES DE L'ÉCOLE FRÈRE DUMAY

L’école cible une clientèle spécifique (enfants dont les parents ont été victimes du séisme ou ceux qui n’ont jamais pu fréquenter une institution scolaire parce qu’ils n’avaient pas d’acte de naissance) et vise également l’accompagnement social des parents.

Projet Frère Dumay Haiti 2012

 

Les objectifs généraux de l’École Frère Dumay consistent à :

  • Contribuer à l’éducation des enfants issus de familles touchées  par le séisme
  • Faciliter l’accès du système éducatif aux couches les plus vulnérables
  • Réduire le taux d’analphabétisme

Ce sont 357 élèves, dont 152 filles et 205 garçons vivant dans le district de Jumecourt de la commune de Croix-des-Bouquets, qui sont ciblés par le projet et fréquentent actuellement l’école. Aucun élève n’est refusé et au contraire, l’accueil des enfants et jeunes demeure accessible quelle que soit la situation financière des parents.

La mission de l´École Frère Dumay gravite donc autour de ces 4 grands volets :  

  • Nutritionnel / Santé
  • Éducatif
  • Socioculturel
  • Formation technique / professionnelle

L’école propose trois stratégies pour répondre aux besoins de la communauté à court, moyen et long terme :

  • Intégrer progressivement le champ de la formation académique
  • Élargir l’espace géographique de leur intervention
  • Offrir des formations professionnelles (informatique, céramique, art floral, papier mâché)

L’École du Frère Dumay offre pour les enfants et jeunes un horaire scolaire sur 5 jours (du lundi au vendredi) de 8h30 à 13h. Les classes commencent à la mi-octobre pour se terminer à la fin juin, laissant place aux vacances estivales. Le personnel est composé de professeurs qualifiés ainsi que d’un directeur qui, sous la supervision des deux fondateurs, veille à l’atteinte des objectifs et à l’encadrement des activités éducatives. Un entrepôt est d’ailleurs disponible pour le matériel scolaire et un autre espace est aussi disponible pour les rencontres avec les parents.

COLLABORATION DE T.E.A.M. AVEC L'ÉCOLE FRÈRE DUMAY

La collaboration entre l’École Frère Dumay et T.E.A.M. est guidée par le principe du droit à la santé, à l’alimentation et à l’éducation pour tous visant le plein épanouissement de la personne. Tout individu a également droit, et a besoin, d’un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être, notamment pour l´alimentation, l´habillement, le logement, les soins médicaux et tout autre service social nécessaire, conformément aux articles 25 et 26 de la Déclaration universelle des droits de l´homme.

Ce qui est prioritaire pour les enfants d’Haïti est de maintenir une intégrité corporelle suffisante pour qu’ils puissent accomplir les activités quotidiennes (santé suffisante, se nourrir, se loger et s’éduquer). La mission des deux partenaires vise donc prioritairement l’alimentation et la scolarisation, pour permettre éventuellement à ces enfants de combler les autres aspects.

Dans le cadre de sa collaboration avec l'école Frère Dumay en Haïti, Tous les Enfants de l'Autre Monde a réalisé 3 missions en 2012 (mai, août et décembre). Ces missions avaient pour but de consolider les actions entreprises en 2011, assurer le maintien et le développement des infrastructures existantes, permettre l'alimentation des enfants et jeunes fréquentant l'école, reconstruire après l'ouragan ISAAC et répondre aux autres besoins selon les priorités établies.  

Depuis le début de sa collaboration avec l'école Frère Dumay, T.E.A.M. a pu répondre à plusieurs des besoins au niveau administratif, éducatif, alimentaire ainsi que pour le paiement des enseignants. T.E.A.M. a aussi acheminé du matériel scolaire et des denrées essentielles pour les familles du secteur (plus de 300 livres) et a également aidé à la réalisation de certaines des activités du camp de jour d'été de Croix-des-Bouquets qui s'est déroulé en août dernier et qui a permis de rejoindre plus de 100 enfants.

Cette première année complétée en 2012 nous a permis d'évaluer l'ampleur du travail à réaliser pour rendre l'école efficiente et ainsi accroître sa reconnaissance dans le milieu mais surtout améliorer son état, ce qui fut chose faite en 2012. L'école qui était construite de façon rudimentaire à ses débuts a été consolidée avec des matériaux de base pour assurer le maintien de ses activités. Le manque de financement n'avait pas permis de développer des infrastructures mieux adaptées et résistantes. Au niveau des infrastructures, les locaux étaient très petits et les bureaux trop étroits accueillaient plusieurs jeunes entassés et n'étaient pas favorables aux enseignements et aux apprentissages. L'école s'est tout de même déroulée normalement tout au long de l'année et à la fin juin 2012, ce sont plus de 250 enfants qui avaient pu bénéficier de ces services et d'un repas par jour. À la fin des classes, les enfants et jeunes avaient progressé et acquis une base en français. Les retards sont cependant immenses pour certains jeunes plus âgés qui n'ont qu'un degré d'instruction sommaire voire inexistant. Les défis sont considérables, mais l'énergie des enseignants et de la direction est immense pour permettre à ces enfants et jeunes d'avoir un meilleur avenir. Avec les fondateurs du projet, nous étions néanmoins fiers d'avoir pu permettre la scolarisation et l'alimentation de ces enfants tout au long de l'année.

En complémentarité avec la programmation scolaire, les activités du camp de jour du mois d'août ont permis à nombre de jeunes fréquentant l'école d'y participer et ainsi d'utiliser leurs temps libres de façon significative. Les moyens financiers ont été très limités, voire quasiment nuls, mais des activités sur plusieurs semaines furent néanmoins accessibles.  

Photo Haiti

En août 2012, l'ouragan Isaac s'est abattu sur Haïti, créant des dégâts importants dans plusieurs communes de Port-au-Prince dont à Croix-des-Bouquets. L'école du Frère Dumay fut complètement détruite, ne laissant que les salles de direction et l'entrepôt intact.

Personne n'a été blessé dans le secteur de l'école, mais toute la population était triste d'avoir perdu leur seule école. J'étais d'ailleurs sur les lieux quelques jours après le passage de l'ouragan. En évaluant l'ampleur des dégâts et la fragilité de ce qui avait été construit auparavant, nous avons donc entrepris de reconstruire l'école, mais avec des matériaux plus solides.Photo Haïti

Après une campagne de financement fructueuse, l'école fut reconstruite en novembre 2012, quelques semaines après le début des classes. Une somme de près de 7000 dollars a pu être amassée et a permis de construire les fondations de la nouvelle école à l'endroit où elle avait été planifiée selon les plans futurs. Plusieurs murs ont pu être érigés pour en faire des classes. L'école, qui fut réouverte presque aussitôt, a reçu dès les premiers jours des dizaines de jeunes, et en décembre ils étaient déjà plus de 200. Le toit est pour le moment fait de bâches de plastique, l'eau, les toilettes, le toit, la cour, la clôture et bien d'autres parties de l'école sont encore inexistantes, mais prévues pour l'avenir. 

Photo Noel Haiti

En décembre, pour la fin des classes, une fête de Noël était organisée et des présents ont été remis aux enfants et jeunes fréquentant l'école. C'était la joie malgré la perte d'une de leurs camarades, Dieunatha, qui avait 5 ans et qui décéda après plusieurs jours d'une maladie encore inconnue. Son frère était au premier rang lorsque la photo de Dieunatha se retrouva sur la table où étaient distribués les cadeaux. Ce fut un moment émouvant et particulier mais malgré son absence, la vie poursuivait sa quête et le père Noël rendait ces instants magiques.

L'école du Frère Dumay a maintenant repris sa place dans le paysage du secteur et les enfants sont heureux ainsi que leurs parents. Pour l'avenir, nous planifions continuer la recherche de financement afin de poursuivre les travaux en cours, mais aussi assurer la continuité des activités prévues au calendrier. Nous espérons pour 2013-2014 que l'école soit mieux adaptée aux besoins des élèves et aménagée selon les aspirations des fondateurs et de Tous les Enfants de l'Autre Monde.  

 

- 

Projet "Éducation Sans Frontière" au Mali

Education Sans Frontieres

L'organisme « Tous les Enfants de l'Autre Monde » (T.E.A.M.), en collaboration avec la Fondation CRUDEM, est fière d'annoncer que son projet « Éducation sans Frontière » a pris son envol au Mali! Grâce à une subvention de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) pour une période de 5 ans, T.E.A.M. peut dorénavant appuyer l'Association des Femmes Veuves et Enfants déshérités de Sabalibougou (AFVED).

AFVED Mali

Cette association, située dans un quartier défavorisé de la capitale malienne, a été fondée en 1990 par une femme du nom de Founemousso, dans la perspective de créer de l'emploi pour des femmes veuves sur une base de coopération, afin qu'elles puissent subvenir aux besoins de leurs enfants. Elles se sont d'ailleurs spécialisées dans la confection d'artisanat traditionnel utilisant la technique du bogolan. L'Association permet également à des enfants orphelins d'aller à l'école, d'apprendre un métier et de participer à des activités.

T.E.A.M. a développé un partenariat avec l'AFVED dès sa première édition de stage en 2008 et plusieurs activités se sont déroulées lors des séjours de sensibilisation avec les participants. C'est ainsi que T.E.A.M. a pris connaissance de la réalité de cette association et de ses nombreux besoins.

Suite à une phase préliminaire de réévaluation du projet et de planification budgétaire annuelle, le projet "Éducation Sans Frontière" a démarré officiellement à l'automne 2010. L'Association des Femmes Veuves et Enfants Déshérités de Sabalibougou (AFVED) reçoit maintenant tous les mois un montant d'argent en guise de contribution salariale, qui est ensuite réparti entre les membres permanents et réguliers de l'Association afin de contribuer à améliorer leur qualité de vie et celle de leur famille.

AFVED Mali

Deux coopérants Québécois se sont rendus au Mali en novembre 2010 afin de réaliser différents types de travaux de rénovation, d'assainissement et de réparation afin d'améliorer les infrastructures existantes de l'AFVED. Les travaux électriques ont occupé une bonne partie de leur temps. Ils ont profité de la réalisation de ces travaux pour former à leurs côtés 6 jeunes apprentis Maliens, qui ont reçu à la fin de leur implication un certificat d'attestation, un montant forfaitaire de même qu'une trousse d'outils de base afin de pouvoir réaliser des contrats dans le domaine par la suite.

À partir du mois de décembre 2010, une autre coopérante s'est s'impliquée auprès du partenaire pendant 3 mois dans le cadre d'un projet de théâtre social dirigé aux enfants et aux jeunes femmes. De son côté, elle a également formé une jeune stagiaire en animation afin de l'aider au niveau de la traduction et surtout, pour lui permettre de prendre la relève suite à son départ. Ensemble, elles ont réalisé une fresque, créé et présenté deux pièces de théâtre, en plus d'offrir aux 10 enfants et 7 jeunes filles des ateliers d'arts plastiques et de sensibilisation. Des macarons et des certificats personnalisés ont été remis à chacun d'entre eux lors de la journée de clôture du projet.

Son séjour au Mali a aussi permis d'acheminer 3 caméras photos supplémentaires aux jeunes ayant participé à la formation d'initiation en photographie donnée en début d'année par une autre coopérante, et ainsi, pouvoir effectuer des contrats professionnels. Par l'entremise des coopérants a également été acheminé à l'AFVED des dons matériels de toute sorte (vêtements, souliers, ballons, papiers, crayons, etc.)

Le financement du projet permet à T.E.A.M. de supporter financièrement les activités de l'AFVED en plus de fournir un appui pour la mise en place de différents projets, tel que celui du comité jeunesse d'assainissement. Soutenu par l'AFVED, le comité est formé d'une cinquantaine de jeunes engagés qui souhaitent améliorer la salubrité dans leur quartier en installant des poubelles et en organisant une collecte des déchets, afin de les acheminer vers un dépôt public. Ils veulent également sensibiliser les gens et les inciter à mieux gérer leurs déchets. Plusieurs actions ont déjà été posées, entre autres des corvées de nettoyage réalisées en collaboration avec les stagiaires de T.E.A.M.

AFVED Mali

Pendant ce temps au Québec, en plus de la gestion du projet ainsi que de la formation pré-départ et de l'organisation du séjour des coopérants, un stage de groupe se prépare en prévision d'un départ au Mali en avril 2011. Différents documents ont aussi été produits. Des articles ont également été publiés dans les journaux et sur le Web. Bref, le projet est sur une bonne lancée! C'est vraiment très motivant de contribuer à la réalisation d'un projet de la sorte!

Mélanie Rheault, chargée de projets


   

    

Logo Education Sans Frontieres

 

 

Affiche AFVED 

 

Afin de connaître le bilan des 5 années du projet, nous vous recommandons de lire l'article "Bilan de cinq ans de coopération" paru dans "Le Devoir" en février 2015. Si vous le désirez, vous pouvez également consulter les bilans annuels de chaque année du projet:  


  Bilan AFVED 2011Bilan AFVED 2012Bilan AFVED 2013Bilan AFVED 2014Bilan 5e année

          Première année                        Deuxième année  Troisième année     Quatrième année                  Cinquième année

    (2010-2011)                             (2011-2012)                            (2012-2013)     (2013-2014)                         (2014-2015)

 

 

- 

Projet "Comedor Club de madres Virgen del Carmen" au Pérou

Le projet « Comedor Club de madres Virgen del Carmen » a vu le jour grâce au leadership de la Señora Jesusa. T.E.A.M. supporte le projet depuis sa création en 2008, en collaborant principalement à la construction de la cuisine collective, dont les travaux ont débuté en 2009. Grâce aux efforts combinés de T.E.A.M. et du CJE de Joliette, les travaux ont très bien avancés. Depuis décembre 2009, l'organisme offre une centaine de repas par jour et ce, 5 jours par semaine, à des enfants, jeunes adultes et personnes âgées de ce secteur très pauvre de San Miguel. Suite à la construction de la soupe populaire, la construction de la garderie au 2e étage a débuté en 2010. L'organisme participe aussi depuis janvier 2011 au programme gouvernemental « Vaso de leche » et distribue gratuitement un verre de lait à plus de 100 enfants chaque jour.  

 

San Miguel

 

- 

Projet de "Maison de jeunes" au Mexique

Présentation du partenaire principal dans le projet:

L'ONG québécoise « Tous les Enfants de l'Autre Monde », qui existe depuis 2004, a commencé ses activités au Mexique en 2008 et initié une collaboration avec la communauté de Cieneguilla en avril 2010. Depuis ce temps, un séjour a été organisé chaque année. Ayant créé des liens amicaux avec les gens de la communauté et en constatant leurs besoins spécifiques, T.E.A.M. a décidé de faire un pas de plus en s'impliquant dans un projet permettant l'amélioration des opportunités offertes aux enfants et jeunes de Cieneguilla.

Options actuelles pour la jeunesse à Cieneguilla:

  • Peu de lieux de rencontre pour les jeunes: seulement la place centrale et le terrain de soccer;
  • Pas d'aire de jeux avec des balançoires ou des glissades en dehors des cours d'école;
  • Pas de cinéma, de centre artistique ou de skatepark;
  • Pas d'activités dirigées aux mères adolescentes.

À partir de ces constats est née l'idée de créer une « Maison de jeunes » à Cieneguilla.

Objectifs et mission du projet:

  • Permettre aux jeunes de pouvoir se retrouver dans un endroit propre à eux, adapté à leurs réalité et à leurs nécessités et auquel ils peuvent s'identifier;
  • Créer un espace accueillant où les jeunes peuvent avoir accès à des activités artistiques/sportives/ludiques et développer différents types d'habiletés, en étant accompagnés par des éducateurs dans un processus de croissance personnelle;
  • Permettre aux jeunes de valoriser leur potentiel et de s'impliquer activement dans des projets de leur communauté afin de favoriser leur sentiment d'appartenance.

Emplacement:

Après avoir évalué plusieurs possibilités, le lieu retenu fut celui du vaste terrain communautaire où ont été construits antérieurement la bibliothèque et le terrain de soccer, présentement abandonnés. Par son emplacement, ses dimensions et ses installations existantes, il s'agit du lieu idéal pour permettre la réalisation de la « Maison de jeunes ».

Commencement et étapes:

L'ONG « Tous les Enfants de l'Autre Monde », en collaboration avec le projet « Segunda Suerte » du CJE de Joliette, est fière d'appuyer cette initiative et est prête à initier les premières étapes du projet à partir d'octobre 2013.

Dans un premier temps, l'idée sera d'effectuer la réfection des installations existantes (bâtiment abandonné et terrain de soccer), en leur donnant les caractéristiques adéquates pour le projet. Travaux à prévoir : rénovation, peinture, aménagement, etc. Dans une étape ultérieure, il s'agira ensuite de bonifier les installations en construisant d'autres bâtiments et en utilisant de façon optimale le terrain disponible. 

 

Maison de Jeunes Cieneguilla